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Plaquette et bulletin formations 2012
Programme Journées Nationales d'Etudes, bulletin d'inscription, réservation hôtelière - La rochelle juin 2012
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Lire la newsletter mai 2012
RUBRIQUE Cahiers de la puericultrice |
| Cahiers de la puéricultrice | |
| Le 15/05/2012, dans Catégorie : INFO - PUERICULTURE, Posté par : christophe.cassagne | |
Le sommaire du numéro de mai est disponible. Il comprend le dossier "La neuropédiatrie est une spécialité complexe en évolution constante. Les progrès de la médecine ont permis de mieux identifer les pathologies et de proposer des traitements plus adaptés.". | |
| Newsletter ANPDE Mai 2012 | |
| Le 11/05/2012, dans Catégorie : INFO - ANPDE, Posté par : christophe.cassagne | |
La newsletter de mai est disponible: LIRE
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| soirée- conférence ANPDE à Paris | |
| Le 09/05/2012, dans Catégorie : INFO - PUERICULTURE, Posté par : webmestre ANPDE | |
Le 22 mai, le Dr Jean Lavaud, pédiatre, ancien responsable du SMUR pédiatrique de Necker, parlera des conduites à tenir en cas d'accidents d'enfant. Plus d'infos en contactant la déléguée ANPDE Ile de France Elisa GUISES anpde.idfantilles[at]gmail.com | |
| Actualité sur la prise en charge des urgences de l'enfant | |
| Le 02/05/2012, dans Catégorie : INFO - PUERICULTURE, Posté par : webmestre ANPDE | |
Le 22 mai, le Dr Jean Lavaud parlera des conduites à tenir en cas d'accidents d'enfant. Plus d'infos en contactant la déléguée ANPDE Ile de France anpde.idfantilles[at]gmail.com L'Hôtel-Dieu de Paris est situé sur le Parvis de Notre Dame de Paris - 75004 | |
| La réingénierie du diplôme d’infirmière puéricultrice : deux poids, deux mesures | |
| Le 24/04/2012, dans Catégorie : INFO - ANPDE, Posté par : webmestre ANPDE | |
Alors que les infirmiers anesthésistes ont obtenu un engagement de 2 ministères et les kinésithérapeutes une évolution envisagée vers des pratiques avancées, les infirmières puéricultrices représentées par l’ANPDE (Association Nationale des Puéricultrices Diplômées et des Etudiants) n’ont toujours pas de réponse quant à leur dispositif de formation. Après les nombreuses productions déjà réalisées par le groupe de travail sur la réingénierie de la profession d’infirmière puéricultrice, aucun cadrage ministériel n’a été défini. « On attend de nous un référentiel métier alors que nous n’avons toujours pas de lettre de cadrage qui détermine la durée de notre formation. C’est une manière de jouer la montre. Pourquoi un tel mépris ? Nous attendons depuis trop longtemps un cadrage interministériel qui réponde à nos impératifs et à ceux des enfants d’aujourd’hui » s’insurge Sébastien Colson, Président de l’Association. Lire le communiqué.
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http://www.infirmiers.com/
Saut d’obstacles avant le diplôme d’État infirmier De nombreux étudiants sont inquiets des conditions de leur passage devant la commission d’attribution du diplôme d’État en l’absence de certitude sur la validation de leurs semestres manquants. A Clermont Ferrand, le 9 mai 2012, 300 d’entre eux ont manifesté pour interpeller le Ministère de la Santé
Pour prétendre à celui-ci, l’étudiant doit en effet avoir validé six semestres d’études (cours théoriques, travaux dirigés, TFE et stages). La validation du 6ème semestre est faite au moment de la présentation du dossier du candidat devant la commission d’attribution du diplôme (et non comme pour les autres semestres, devant la commission d’attribution des crédits validant les semestres). Cette commission se réunit deux fois : en juillet puis, session de rattrapage, entre octobre et décembre. Si un étudiant n’a pas validé tous ses semestres avant juillet, il doit donc le faire avant octobre-décembre. Simple ? sur le papier, oui. En pratique, il faut que les sessions de validation des semestres manquants aient effectivement eu lieu et que leurs résultats soient disponibles. Ce qui n’est pas toujours le cas, d’après les protestataires, qui invoquent des défauts d’organisation de certains IFSI et des textes prêtant à confusion . Ainsi, pour que les étudiants passent les mêmes épreuves quelle que soit leur année d’études, ceux qui la passent pour la première fois comme ceux qui la rattrapent doivent plancher le même jour. Ça n’est pas franchement évident à mettre en place… Autre souci : que deviennent les étudiants à qui ne manque que le semestre 6 pour valider leur diplôme ? Rien n’est prévu pour qu’ils continuent à pratiquer des soins pendant l’année où ils patientent pour repasser devant la commission d’attribution du diplôme d’État. Reçue au ministère le 15 mai 2012, la Fnesi souligne par la voix de sa présidente Eve Guillaume, « qu’une instruction de la DGOS devrait paraître début juin prochain pour renforcer les circulaires concernant la présentation au diplôme d'état. Ces compléments d'informations auront pour but d'éclaircir certains points. Nous y serons vigilants afin que la sortie du diplôme d’État 2012 se fasse sans encombre pour les étudiants en soins infirmiers. » Serge CANNASSE
Quand nouvelles technologies riment avec plaies et infirmiers ! Toujours attentifs aux besoins des professionnels de santé, et particulièrement à ceux des infirmiers, les Laboratoires Genévrier s’emparent des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) avec une application iPhone et un site web dédiés afin d’accompagner au mieux les soignants dans leurs pratiques quotidiennes de soins des plaies. MEMOPLAIE : l’application de la plaie
En pratique, après avoir téléchargé l’application iPhone sur l’App Store1, il est possible de créer pour chacun de vos patients une fiche personnalisée. Lors des visites, une grille d’évaluation de la plaie présentant les principaux critères de cicatrisation (stade, dimensions, douleur…), situe l’évolution de la plaie et ce, en quelques secondes. MEMOPLAIE permet en effet de créer des courbes et ainsi de visualiser instantanément les résultats analysés. Ces bilans peuvent ensuite être envoyés sur votre boîte mail et partagés avec vos confrères. Fonctionnalité également intéressante, l’application permet de prendre des photos et de les visualiser en comparaison les unes des autres. Enfin un outil complet pour suivre l’évolution de la plaie !
Pour un échange gagnant/gagnant !Les laboratoires Genévrier innovent également en proposant aux infirmiers un site internet inédit - www.mondeinfirmier.com - dont la vocation est d’échanger de façon simple et personnalisée sur des questions en tout genre liées à leur profession et leur travail au quotidien. En pratique, l’inscription sur ce réseau professionnel est simple puisqu’il suffit de se créer un compte pour accéder au contenu (les comptes MEMOPLAIE, MondeInfirmier et Laboratoires Genévrier sont les mêmes). Plusieurs onglets sont ensuite à votre disposition : - « votre réseau » : permet de poser une question spécifique et de rentrer en contact avec l’un de vos pairs qui lui aussi a soumis une question à la communauté ou qui partage simplement les mêmes problématiques professionnelles. Seules les questions sont partagées à l’ensemble de la communauté, les discussions elles sont privées. A l’aide du moteur de recherche, vous pouvez choisir vos interlocuteurs, constituer une liste de contacts et ce, en fonction des thèmes qu’ils ont abordés, de leur profil (libéral, hospitalier, hospitalisation à domicile...) ou encore de leur lieu d’exercice. Ainsi, la communication est affinée et les échanges précis et précieux.... ; - « formations » : propose différentes thématiques liées aux soins des plaies (escarres, ulcères, plaie du pied diabétique, techniques de compression) traitées sous forme de modules en e-learning élaborés par des experts de la cicatrisation. Ces modules comportent des cas cliniques, QCM associés et corrections détaillées. Le soignant teste ses connaissances et les actualise pour une meilleure prise en charge des patients ; - « actualités » : permet d’accéder à des comptes rendus de symposiums, des synthèses d’articles scientifiques ou de travaux de recherche ; - « MEMOPLAIE » : permet de visualiser l’application iPhone (cf. ci-dessus) via une animation graphique et d’accéder à l’App Store pour la télécharger gratuitement et, bien entendu, l’utiliser ! ; - « cicatrisation éclair » : décrit la gamme des pansements cicatrisants à l’acide hyaluronique, développée par les Laboratoires Genévrier. Le site peut être partagé via Facebook et Twitter et ainsi Découvrez l’animation de MondeInfirmier.com
Note
Il va mourir le vieux chêne... Anik Hoffmann, infirmière coordinatrice d’un SSIAD, membre du comité de rédaction d’Infirmiers.com, a souhaité partager une expérience d’accompagnement d’un patient en fin de vie. Son témoignage émouvant nous rappelle combien l’exercice est complexe, voire sensible, chacun devant trouver – et garder – place et retenue dans une situation où la dynamique familiale est omniprésente. Vos réactions seront les bienvenues.
Cette action s’inscrit dans notre plan de formation continue et permet aux salariées de se questionner, de réfléchir sur leurs pratiques et d’acquérir de nouvelles compétences. Elle s’appuie sur le programme MobiQual et ses outils (vidéos, cas concrets, diaporamas, exemples de supports de transmissions…) à notre disposition. Ce jour-là, nous souhaitions échanger autour des émotions des participantes, de leur savoir être auprès des patients en fin de vie à domicile et auprès de leur entourage, et des difficultés rencontrées par les unes et les autres. En introduction à « l’inévitable » (sic) PowerPoint que j’avais préparé avec ma collègue, nous avons proposé à l’équipe d’écouter « La mamma » de Charles Aznavour. Nous avons vécu un moment très intense… Cette chanson représente pour moi tout ce qui peut se vivre auprès et autour d’une personne en fin de vie et de son entourage ; elle vient confirmer qu’il n’est pas toujours besoin de déployer techniques sophistiquées et actes invasifs... Ceux qui ont « moins de 20 ans » ne la connaissent peut être pas, les autres l’ont peut être oubliée ; cela vaut la peine de prendre quelques minutes pour l’écouter VRAIMENT.
« Le lien respectueux fait grandir l’humain »2 Ceci m’amène à relater l’histoire qui suit. Un vieux monsieur de 95 ans est admis dans le service au printemps de cette année-là. Vivant tranquillement chez sa fille (ancienne institutrice qui a beaucoup hésité avant de faire appel à nous) depuis plusieurs années, son état s’est brutalement aggravé : il « ne peut plus se lever ». Nous n’en savons pas plus, et une première rencontre a lieu au domicile. Sa fille Marie semble méfiante et inquiète. Elle pose beaucoup de questions. Elle nous donne quelques informations sur sa vie : divorcée, elle vit avec son père. Elle est « très très croyante ». Militante du Secours Catholique, elle va à Lourdes régulièrement et fait du bénévolat à la paroisse. Alité depuis deux jours, ce monsieur est lucide et d’emblée, le contact avec lui est facile. Un climat de confiance s’installe, doublé d’une impression de « gentillesse » qui émane de lui : un beau vieillard, au regard lumineux… Il s’exprime bien, se dit également très croyant et prêt à mourir. Il accepte cependant de se lever jusqu’à son fauteuil, sans grande difficulté. Le lendemain, c’est la catastrophe : débâcle dans un lit bas de deux personnes, les sphincters ont lâché, le patient est désolé, il s’excuse, la fille est dépassée, et une heure et demie sont nécessaires pour réparer les dégâts en compagnie de l'aide-soignante, avec de grandes difficultés pour le mobiliser et le faire tenir debout. Il dit qu’il veut mourir et demande qu'on le laisse en paix, mais vil érifie qu'on ne lui met pas un pyjama avec le haut et le bas dépareillés. Il accepte encore d’aller jusqu’à son fauteuil. Le lit médicalisé est installé à notre demande, en fin d'après midi, en accord avec le patient et la fille. Heureusement, les pharmaciens de notre secteur sont toujours très réactifs, c’est précieux. Il est parfois difficile de négocier avec les patients et les familles, mais le matériel adapté est un pré requis pour assurer au mieux nos missions. Du matériel d’incontinence est à prévoir également. Le patient, très conciliant, accepte tout ce qu’on lui propose. « Soins palliatifs : confort et communication »2 Deux jours plus tard, Marie nous appelle, affolée et insistante, parce que son père est « très souillé ». Elle demande avec énervement : « les aides-soignantes vont arriver quand ? ». Je temporise et lui propose de me rendre au domicile en attendant leur passage. Je la trouve tournant en rond « comme un lion en cage », très en colère. Les tentatives d’explications ne servent à rien. Je la sens très tendue, je la laisse dire et lui demande de nous laisser le temps de nous ajuster dans nos tournées. Pour l’instant, elle s’en moque. Nous effectuons ensemble les premiers soins de nursing. Elle se laisse un peu aller à pleurer (enfin) et explique qu’elle n'a pas beaucoup dormi cette nuit puis dit textuellement : « de toutes façons, ça ne va pas durer longtemps tout ça, je ne vais pas le laisser traîner comme ça, ça va aller vite, un oreiller et on n'en parle plus » Bigre, on ne m'a pas dit ça souvent. Ma ajoute qu'elle est « pour l'euthanasie », pas dans une loi, mais au coup par coup. A ce moment-là, elle regarde le crucifix qui est sur le mur et dit : « lui, là, je lui en veux, j'ai vraiment trop subi, une sœur décédée de maladie de Charcot, l’autre atteinte aussi, et si ça m’arrive aussi, je saurai quoi faire ». Elle poursuit : « je vais retirer ce crucifix et démissionner du Secours Catholique » Comme sa souffrance doit être grande pour s’exprimer avec une telle violence… Son père la réclame, elle s'appelle Marie, mais elle ne veut pas aller dans sa chambre, parce qu’il va la voir pleurer. Enfin, les aides- soignantes arrivent, terminent ce qui reste à faire et le lever est effectué comme prévu. Le patient est toujours désolé de ce qu’il nous impose, mais il est très coopérant et fait de son mieux pour nous aider. « Ce qui compte dans la vie, c’est d’aimer, et d’être aimé jusqu’au bout »2 Quelques jours après, son petit-fils et sa petite amie sont là, jeunes gens souriants et sympathiques. Le « vieux chêne » se sent faible, il est douloureux à la manipulation, mais dort à peu près bien la nuit. Il s’est recouché après le départ des aides-soignantes et n’avale plus que de l’eau et du jus de fruit. Les « alicaments » achetés par la fille ne passent pas. Elle-même a mieux dormi. Elle est plus détendue et souriante. La présence de son fils y contribue sans doute. Bien que sourd, le vieux monsieur est toujours dans la relation, accepte ce qui lui arrive et dit « qu'il sent bien que ses derniers jours sont arrivés. » A la question de savoir ce qui lui ferait plaisir, il répond : « j’aimerais être comme il y a deux mois ». Il parle beaucoup de la Vierge Marie qu'il a beaucoup priée dans le temps et qui l'a empêché de « faire des bêtises ». Il n’en dit pas plus : laissons-lui ses secrets. Il ne veut plus rien avaler de solide. Il sourit beaucoup, son regard est vif, lucide et il se confie volontiers. Bien que cela le fatigue de parler, il évoque avec plaisir son métier de « planqué » à la Direction des Houillères. « Il n'allait pas au fond », on rit avec ça, il n'était pas un vrai mineur, donc ! Je le quitte en lui proposant de le revoir en fin de semaine et il me dit qu'il ne sera peut être plus là. Niché au fond de son lit, ses mains sont froides. J’observe qu’il y a trois oreillers dans son lit et je ne peux m’empêcher de penser à ce que la fille a exprimé récemment. Avant de partir, je dis au petit-fils que son grand père est très attachant et il répond qu'il a toujours beaucoup aimé parler avec lui : « mon grand- père était gentil et drôle ». Il l’est toujours. « On lui remonte ses oreilles, on la réchauffe de baisers, elle va mourir, la mamma… » Et elle se met à raconter l’histoire de sa famille. La mère est décédée il y a vingt ans d'une leucémie. Le vieux chêne a vécu quatorze ans seul après le décès de sa femme, puis six ans avec sa fille. Il avait quatre enfants : un fils décédé en 2000 lors d'une intervention chirurgicale pour remplacement de pace maker, une fille décédée en 2000 d'une maladie de Charcot qui a « traîné », et une autre fille qui est aussi atteinte dont la maladie, apparue à la suite du décès de son mari évolue vite. Marie nous dit que sa sœur est « bloquée dans son corps », qu’elle subit une paralysie progressive, qu'elle commence à faire des fausses routes alimentaires, qu’elle demande à mourir (elle a 68 ans), et habite à environ 150 kilomètres de là. Elle raconte tout cela de façon «bizarrement» joyeuse », ce qui nous met mal à l’aise à nouveau. Nous quittons le domicile, notre mission s’arrête là. Elle a duré une semaine : le vieux chêne est tombé. Il est d’usage dans notre service de proposer aux familles endeuillées de nous contacter ou de nous rencontrer si elles le souhaitent, après le décès de leur proche. Nous adressons également à chacune de ces familles un courrier en fin d’année. Certaines répondent, d’autres nous appellent ou nous rendent visite. Nous n’avons jamais eu de nouvelles de Marie. Notes
Anik HOFFMANN
Barack Obama prend les infirmières à témoin Message subliminal à l’attention de François Hollande, président de la République française... Pour défendre sa politique de santé, Barack Obama s’est appuyé sur les infirmières. Sur sa chaîne YouTube, le candidat démocrate a publié, le 10 mai 2012, « Nurses for America » une vidéo dans laquelle les infirmières sont les premiers témoins du succès de la réforme du système de sécurité sociale aux États-Unis. Cet article a été publié le 14 mai 2012 sur le site JOL Presse – un autre regard sur le monde – que nous remercions de cet échange productif.
Les mots de Barack Obama résonnent dès les premières secondes de la vidéo, « les infirmières des États-Unis sont le cœur battant de notre système médical. Au moment où vous êtes le plus vulnérable, le plus effrayé, les infirmières sont là ». Pour défendre la politique de santé du gouvernement, Michelle, infirmière en Virginie, déclare « la Loi sur la protection des patients et des soins abordables rend notre pays plus sain parce que c’est une étape dans la bonne direction vers un meilleur système de santé. » Écouter ici les infirmières soutenir le programme santé de Barak Obama « I love Obama Care »...
Sybille DE LAROCQUE
L'état d'esprit des hospitaliers passé au crible Chargés d’apprécier l’état d’esprit des hospitaliers après le passage de la loi "Hôpital, patients, santé, territoire" Frédéric Boiron, président de l'association des directeurs d'hôpitaux et directeur général du CHU de Saint-Etienne et le Dr Francis Fellinger, président de la Conférence des présidents de CME de Centres hospitaliers, coordonnant une équipe comportant 7 autres hospitaliers, ont remis leur rapport au Ministre de la Santé, le 18 avril 2012. Cet article a été publié le 11 mai 2012 par le réseau CHU.
Réseau CHU - Cette mission vous a conduit dans 24 régions où vous avez pu échanger avec plusieurs milliers de professionnels exerçant dans 27 CHR et CHU et 20 CH. Quelles impressions ramenez-vous de ce tour de France qui a duré une dizaine de mois, de juin 2011 à avril 2012 ? Frédéric Boiron - Que les réalisations de l’hôpital public gagnent à être connues et reconnues. Les membres de la mission ont rencontré plus de 2000 professionnels qui dessinent le visage d’un hôpital public actif et en mouvement, qui fait face aux défis de son époque. Malgré une organisation compliquée et des délais de prévenance parfois très courts, nous avons reçu un accueil chaleureux et constructif de la part des responsables médicaux, des directeurs, des cadres hospitaliers. Certains ont pu se montrer sceptiques quant à l’utilité de cette mission à ce moment-là du calendrier, mais le constat qui s’impose est que la parole hospitalière avait besoin d’un espace de dialogue à la fois libre, décloisonné, et hors cadre hiérarchique. Réseau CHU: Dans votre rapport, il est question de valeurs fortes partagées par la communauté hospitalière et sous-tendues par la notion de « service public hospitalier » - à laquelle les français demeurent aussi très attachés. Pouvez-vous préciser quelles sont ces valeurs ? Leur effacement progressif menace-t-il l’hôpital dans ses fondements ? Frédéric Boiron - Tout le monde regrette, et les membres de la Mission aussi, que la notion de service public hospitalier ait disparu de la Loi : les mots ont du sens pour les professionnels de santé. Leur attachement profond à ce système n’a pas été démenti lors de nos rencontres avec eux. Il est cohérent que « les missions de service public » puissent, en fonction des situations de carences observées, être dévolues à d’autres acteurs, le secteur ESPIC ou, éventuellement, le secteur privé à but lucratif. Pour autant, ce n’est pas céder à l’hospitalocentrisme que de considérer que l’hôpital public constitue le centre de gravité de notre système sanitaire, qu’il est animé par des principes d’égalité d’accès et de continuité des soins, d’excellence mais aussi d’accueil sans condition de ressources, caractéristiques qui lui confèrent un rôle social sans comparaison avec aucun autre secteur. Réseau CHU - A la lecture du document, il semblerait que la dernière chose dont les hospitaliers aient besoin soit une nouvelle réforme ; Est-ce un message au futur Président de la République ? Frédéric Boiron - La cadence et l’ampleur des réformes engagées à l’hôpital ces 10 dernières années, en termes de gouvernance, de financement, d’organisation interne, de coopération, sont considérables. Ces réformes ont apporté des progrès mais ont aussi considérablement alourdi les process internes des établissements : le temps passé à conduire le changement et à appliquer les réformes ne doit pas entamer celui dévolu à la bonne gestion d’un hôpital, dont les contingences réglementaires et juridiques, pour ne citer qu’elles, sont déjà bien trop chronophages. Nous avons nettement constaté, sur le terrain, un essoufflement et parfois une perte de sens pour des professionnels dont la bonne volonté reste manifeste. Réseau CHU - Vous dressez un bilan en demi-teinte de l’action des ARS. Vous pointez notamment le décalage entre leurs missions de régulation et d’impulsion alors que le cœur de leurs préoccupations se révèle essentiellement financier. Vous notez aussi un écart entre l’autonomie revendiquée par les établissements et le mode d’intervention des ARS qualifié d’intrusif et d’administratif. Quelles préconisations suggérez-vous pour rendre les relations ARS – Hôpitaux plus efficientes ? Frédéric Boiron - Force est de constater au gré de nos visites que les relations entre établissements et ARS sont encore disparates, il n’y a pas de règle unique sur l’ensemble du territoire. Les choses semblent avoir tendance à s’apaiser, au-delà du caractère personne-dépendant de certaines situations de crise, réelles mais localisées. Pour le fonctionnement général, il apparaît que les agences, qui n’en sont toutefois qu’à leur deuxième année d’installation, n’ont pas toujours su échapper au risque de la technostructure et du centralisme. Soumises à des injonctions très fortes, à des pressions financières que chacun peut comprendre mais dont les effets sont parfois difficiles à accepter sur le terrain, les agences devraient maintenant faire évoluer leur management vers une culture de la co-opération, de la concertation avec les établissements. Réseau CHU - Vous dénoncez aussi les contradictions entre la logique T2A qui encourage les comportements individualistes et l’inscription des établissements dans une nécessaire coopération. Comment peuvent-ils dépasser ces clivages ? Réseau CHU - Dans ce paysage hospitalier en pleine restructuration, quels rôles incombent désormais aux CHU en matière d’aménagement sanitaire du territoire et de développement économique des régions ? Frédéric Boiron - Les CHU occupent incontestablement un positionnement moteur dans les territoires : la crainte d’une captation des ressources et des activités que peuvent nourrir des établissements de plus petite taille doit être conjurée par plus de coordination et la confirmation du rôle d’animateur de territoire des CHU. Les CHU doivent aussi consolider la cohérence de leur activité, en associant systématiquement la logique hospitalo-universitaire : nous le recommandons au niveau de chaque pôle et département. Prenons l’exemple de la recherche clinique, dans laquelle les CH peuvent désormais s’investir : c’est bien grâce à un partenariat construit avec le CHU de référence que les établissements peuvent obtenir des retombées en matière d’attractivité à l’échelle du territoire. Sous la coordination des CHU, une logique de répartition et de collaboration territoriale avec les CH contribue à la préservation d’une démographie médicale adéquate. C’est pourquoi avec les membres de la Mission nous soutenons la possibilité pour les CHU d’être membres des CHT. Composition de la Mission Hôpital public
La mission a organisé son travail et son calendrier lors d’un séminaire en juillet 2011, associant le Cabinet du Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé, la DGOS, et l’ANAP. Elle a reçu l’appui logistique de l’ANAP, du Ministère, des ARS et des relais régionaux de la FHF, de la CNPCME et de l’ADH. Agence Marie-Georges FAYN
Psychiatrie : la polémique sur le DSM-V continue La polémique continue sur la nouvelle version en cours d'élaboration du manuel américain de diagnostic des maladies psychiatriques, le DSM-V, malgré la décision de l'American Psychiatric Association (APA) de supprimer les définitions de deux nouvelles maladies qui suscitaient des controverses. Le DSM-V est élaboré par l'APA mais a une influence largement au-delà des États-Unis car il est utilisé dans de nombreux pays. La précédente version, le DSM-IV, date de 1994 et sa révision (DSM-IVR) de 2000. Des versions du projet de DSM-V ont déjà été rendues publiques pour pouvoir faire l'objet de commentaires et suggestions. Plusieurs introductions de nouveaux syndromes ont suscité des débats en raison de leur imprécision et du risque de considérer comme pathologiques des situations qui ne le sont pas. L'existence de liens avec l'industrie pharmaceutique de nombreux experts ayant participé à l'élaboration du manuel a été également critiquée. Face aux levées de boucliers, l'APA vient de décider le 9 mai 2012, à la fin de son congrès annuel, de retirer deux nouvelles maladies dont les définitions avaient été introduites dans le texte en projet. Il s'agissait du syndrome de psychose atténuée (attenuated psychosis syndrome) et du trouble mixte anxiété-dépression (mixed anxiety depression disorder). Ces deux diagnostics ont eu de mauvaises performances dans des essais en pratique clinique et étaient vivement critiqués. Interrogé par l'agence Reuters, le Dr Wayne Goodman du Mount Sinai Medical Center à New York est satisfait de ce retrait. Il estime qu'avec le trouble mixte anxiété-dépression il y avait un risque de diagnostiquer de nombreuses personnes qui n'auraient pas répondu aux diagnostics d'anxiété ou de dépression séparément, conduisant à un surdiagnostic. Quant au syndrome de psychose atténuée, potentiellement utile en recherche pour identifier des personnes à risque de psychose, il risquait d'identifier comme malades mentaux des personnes "juste un peu différentes". De plus, sa valeur prédictive du développement ultérieur d'une psychose n'est pas claire. Le Pr Robin Murray du King's College à Londres estime lui aussi que ce syndrome, s'il avait été conservé, "aurait fait beaucoup de mal en poussant les médecins à évoquer des risque imaginaires de psychose, et en effrayant inutilement les patients sur un risque de devenir fou". Mais même après le retrait de ces deux nouveaux diagnostics qui suscitaient des controverses, d'autres modifications par rapport au DSM-IV continuent de poser des problèmes.C'est le cas du retrait du syndrome d'Asperger forme atténuée d'autisme, qui se retrouve fondu dans le diagnostic large de trouble autistique. A l'inverse des nouvelles maladies qui risquent d'induire un surdiagnostic, la disparition du syndrome d'Asperger pourrait priver de soins des personnes qui en ont besoin. D'autres diagnostics contestés sont encore dans le texte, comme le trouble d'opposition avec provocation (oppositional defiant disorder) ou le syndrome d'apathie (apathy syndrome) qui, eux aussi, pourraient conduire à considérer comme ayant une maladie psychiatrique des personnes ayant juste des comportements sortant un peu de la norme. Pour Allen Frances de la Duke University à Durham, interrogé par Reuters, le DSM-V n'est "tout simplement pas utilisable" et nécessite au moins une année supplémentaire de révision indépendante et de réévaluation. Lucy Johnstone du Cwm Taf Health Board au Pays de Galles estime que le DMS-V "est mauvais dans le principe, car il est basé sur la redéfinition d'un large champ de réactions compréhensibles aux circonstances de la vie, en 'maladies' qui deviennent alors la cible de médications toxiques fortement promues par l'industrie pharmaceutique". Certains spécialistes estiment également que les diagnostics psychiatriques, qui restent basés sur des symptômes, devraient être plus basés sur des résultats d'examens biologiques et d'imagerie. A ce niveau, le projet de DSM-V n'apporte rien par rapport aux précédentes versions.
Question juridique du mois – Agent stagiaire et démission dans l...
Sur le forum juridique, une infirmière s’interroge sur la législation qui encadre le statut de stagiaire à l’AP-HP , plus particulièrement sur la question d’une démission durant cette période. Un juriste du Sou Médical (groupe MACSF) y répond. La question était la suivante : « Je viens de province, je travaille depuis trois mois dans un hôpital de l'AP-HP. J'ai entre temps obtenu un appartement avec l'AP-HP (pour un an) et je mets une heure pour aller travailler alors qu'il y a des hôpitaux à côté de chez moi. Pensez vous que je puisse démissionner pour reprendre un poste plus près de mon domicile ? Je ne peux pas demander de mutation, étant stagiaire, et de toute façon, il manque tellement de monde dans mon service qe l’administration ne laisse partir personne. Il faut donc que je reste à l'AP-HP sinon je perds mon appartement... J'ai l'impression que la démission de l'AP-HP est compliquée... » Voici la réponse du juriste du SOU Médical - MACSF
Vous noterez que le texte n’indique pas expressément que l’agent stagiaire peut quitter ses fonctions dans le mois qui suit la présentation de sa démission : la démission doit être acceptée par votre direction et le délai de préavis d’un mois est un délai minimum ; on doit donc en déduire qu’un établissement hospitalier public pourrait non pas refuser la démission mais reporter la date de départ effectif de l’agent au-delà du délai minimum d’un mois, pour nécessité de service, par exemple, si cela permet d’assurer la continuité du service public. Si l’agent stagiaire quitte ses fonctions avant d’y être autorisé, il peut en théorie faire l’objet d’une procédure disciplinaire ; en outre, il ne peut alors matériellement intégrer un autre établissement public ou une autre administration tant que le lien l’unissant à la fonction publique hospitalière n’est pas officiellement rompu ». A la suite de cette réponse, le juriste de la MACSF est à nouveau interpellé par un internaute : « Je fais suite à la réponse du juriste. Vous stipulez, et c'est normal, que l'agent stagiaire ne peut aller dans un autre établissement tant que le lien unissant agent/AP n'est pas rompu. Combien de temps cela peut il durer au maximum pour obtenir une réponse de l'administration, et que faire sans réponse de sa part ? Quels sont les recours de l'agent ? (si le délai d'un mois est dépassé et après l’envoi d’une 2ème lettre avec accusé de réception...). Le juriste du SOU Médical – MACSF a précisé alors : « En principe, l’acceptation de la démission devrait intervenir dans le délai d’un mois prévu par l’article 11 du décret n°97-487 du 12 mai 1997. Toutefois, la non-observation de ce délai n’est pas sanctionnée par les textes. Ainsi aucun délai maximal pour répondre à une demande de démission n’est imposé à l’administration. Passé ce délai de un mois, on considère que la démission devient caduque et votre demande devra donc être renouvelée. En cas de décision expresse de rejet de votre deuxième demande de démission ou en cas de silence de sa part, un recours devant le tribunal administratif sera envisageable ». « Attention, la réponse ci-jointe correspond à une analyse de la situation à la date de ce jour et ne peut préjuger d'éventuelles modifications législatives ou réglementaires. »
Juriste Sou Médical
Hospitalisation à domicile : toute l'actualité
Perfusion à domicile : la HAS créé la discorde La Haute autorité de santé (HAS) a justifié du bien-fondé d'un avis sur la perfusion à domicile publié le 20 mars 2012, qui a fait l'objet de critiques, en particulier du Syndicat national des prestataires de santé à domicile Synalam.Avril 2012
Aussi bien et moins cher : vive la prise en charge libérale La Fédération nationale des infirmiers (FNI) et le Syndicat national des prestataires de santé à domicile (SYNALAM) ont présenté le 21 mars 2012, lors d’une conférence de presse...Mars 2012
Des outils pour améliorer la prise en charge médicamenteuse à l'hôpital La direction générale de l'offre de soins (DGOS) a diffusé une circulaire et un guide sur le management de la qualité de la prise en charge médicamenteuse dans les établissements de santé....Mars 2012
Tensions entre les infirmiers libéraux et la CNAMLa Fédération nationale des infirmiers (FNI) a accusé l'assurance maladie de tolérer des prises en charge mixtes entre services de soins infirmiers à domicile (Ssiad) et d'hospitalisation à domicile (HAD)... Février 2012
Cancer : une mallette de référence pour les patients Conscient du fréquent désarroi du patient atteint de cancer, le CHR d'Orléans a voulu l'accompagner et le guider tout au long de son traitement en créant un document unique...Novembre 2011
Dépendance et vulnérabilité des personnes âgées : le CNI contribue au débat En marge de la guerre intestine qui l'agite en son sein, l'Ordre national des infirmiers œuvre aussi pour valoriser et promouvoir les compétences infirmières et ça c'est bien !Juillet 2011
Douleur - Le Haut conseil de la santé publique préconise un quatrième Plan Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) recommande que soit élaboré un quatrième Plan douleur afin de poursuivre l'engagement des pouvoirs publics et donner un nouveau souffle aux actions dans ce champ, dans un rapport mis en ligne le 24 mai dernier.Mai 2011
Programmes d'éducation thérapeutique autorisés : les trois quarts sont portés par des hôpitauxPrès de 75% des programmes d'éducation thérapeutique du patient (ETP) autorisés par les Agences régionales de santé (ARS) sont portés par des établissements de santé et 30% concernent le diabète...Mai 2011
Santé de l'enfant et de l'adolescent : l'ANPDE souhaite une vraie réflexion Dans le but d'initier une large réflexion publique sur la santé de l'enfant et de l'adolescent, l'Association nationale des puéricultrices diplômées et des étudiantes (ANPDE) formule plusieurs propositions.Mai 2011
Générale de santé : une réorganisation autour des réseaux et des pôles de santé Le nouveau président du groupe, Ferruccio Luppi, a annoncé une nouvelle stratégie ne reposant pas seulement sur une analyse financière, mais aussi sur l'évolution des prises en charge médicales et des besoins des patients.Mars 2011
Bilan positif d'une structure de HAD en psychiatrie dans le Tarn-et-Garonne Elle regroupe médecin, infirmiers, cadre, psychologue, secrétaire et assistant socio-éducatif. Elle accueille des patients d'accord pour être suivis et soignés à leur domicile ou sur leur lieu de vie.Mars 2011
La prise en charge des soins à domicileAlternative à l’hospitalisation ou au placement en institution spécialisée, la prise en charge des soins à domicile est aujourd'hui effective pour un nombre croissant de pathologies comme les cancers, les maladies respiratoires, le diabète, la mucoviscidose ou de situations de dépendance comme le handicap... Juin 2010
Le risque d'épuisement professionnel chez les infirmières en soins à domicile Les facteurs de survenue du burn out chez des infirmières en soins à domicile ont été étudiés lors d'une recherche en 20081. Il s'agissait de comparer, face à ce risque psychosocial, la situation d'infirmières salariées d’hospitalisation à domicile à celle d'infirmières de statut libéral.Mars 2010 Perfusion à domicile : la HAS créé la discorde
HAD - Quand l'hôpital vient au domicile du patient
Lorsqu’ils bénéficient d’une hospitalisation à domicile (HAD), les patients dépendent toujours d’un établissement hospitalier mais sont soignés dans leur environnement domestique par des équipes médicales et paramédicales mobiles dédiées. La continuité des soins est assurée nuit et jour, 7 jours/7 et des partenariats sont également établis avec des professionnels libéraux et des réseaux de santé. Explications. Concept et présentationLes acteurs de l'HADLes types de pathologiesLe fonctionnementUn développement continuLes perspectives et difficultésActualités
Perfusion à domicile : la HAS créé la discorde La Haute autorité de santé (HAS) a justifié du bien-fondé d'un avis sur la perfusion à domicile publié le 20 mars 2012, qui a fait l'objet de critiques, en particulier du Syndicat national des prestataires de santé à domicile Synalam.Avril 2012
HAD - perspectives et difficultés : pérenniser le développement La progression rapide et continue de l’HAD connaît aujourd’hui quelques problèmes qui pourraient s’apparenter à une crise de croissance. La spécificité, la valorisation des actes, la reconnaissance des bonnes pratiques et l'utilisation de l'outil numérique sont des sujets à mieux prendre en compte. Ce type de prise monte en charge régulièrement et il paraît nécessaire, pour les tutelles, d’opérer des ajustements afin d’assurer sa pérennité.
Une récente étude a mis au jour une proportion de 38% de structures d’HAD déficitaires en 2010. Pour Elisabeth Hubert, présidente de la FNEHAD, d’autres freins sont à souligner, comme elle l’a rappelé en préambule des XVèmes journées nationales de l’hospitalisation à domicile en décembre 2011 et dont la thématique était « L’éthique au cœur des pratiques », énumérant différents sujets de contraintes rencontrées par l’HAD, parmi lesquels :
Les tutelles se sont engagées à réétudier la plupart de ces items afin d’assurer à l’HAD un développement pérenne et de répondre à une demande toujours croissante des patients. Elisabeth Hubert l’a rappelé avec force : « en intervenant au domicile des patients, dans ce lieu d’intimité si révélateur des personnalités et des vies des individus, les professionnels des établissements d’HAD, plus encore que d’autres professionnels de santé, doivent apprendre à s’interroger sur le pourquoi et le comment de leurs missions, en percevoir les limites et donc intégrer une réflexion éthique à leurs activités ». Retourner à la page d’accueil du dossier « HAD - Quand l'hôpital vient au domicile du patient » Bruno BENQUE |
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